Flux d’air frais

mardi 9 février 2016

Jeu de mot en sorte de clin d’œil à la prestation du comédien de petite taille Kristoff Fluder venu parler de son « handicap »(*)  dans les locaux de NXP , au Campus EffiScience de Colombelles.

En effet, la Ligue normande de sport d’entreprise a conclu un partenariat avec cette société pour mettre en contact son personnel avec le monde du handicap.

En juin,  le monde des ESAT et le sport adapté, en septembre le handisport et enfin, le 19 novembre dernier, une réflexion plus globale sur cette trilogie sport, travail et handicap.

En guise d’introduction, Fabrice Dosseville a cherché  à donner du sens à cette problématique originale en termes d’incompatibilité ou d’opportunité.

Rapprocher handicap, sport et entreprise doit permettre  de  « faire bouger les lignes » pour aider les entreprises   à pratiquer la discrimination positive en faveur des handicapés et  changer le regard de chacun sur ceux-ci.

Kristoff Fluder a apporté une grande fraîcheur à ces discours par un humour souvent décalé, où l’auto dérision n’est jamais éloignée.

Fort de sa notoriété obtenue grâce à ses  interprétations dans «  made in Groland », il a assumé son «  handicap »-plutôt sa différence -, se déclarant « sportif de haut niveau », rappelant que des premiers petits boulots furent …dans des costumes d’animaux…., pingouins, éléphants…

Ce « one man show » d’une heure, bien rôdé a souvent provoqué les rires de l’assistance bien fournie, détente la bienvenue en ces périodes si troublées.

Personne n’oubliera son imitation très réussie de …Nicolas Sarkozy et son aversion pour le terme  discrimination positive «  c’est comme si on parlait de racisme sympa ».

Au-delà de l’humour, chacun est reparti avec certainement  une autre idée  du handicap et de la façon de l’aborder dans sa vie quotidienne, professionnelle ou non.

(*) Handicap    Le mot handicap vient de la contraction de trois mots anglais Hand In Cap (la main dans le chapeau).Vers 1660, existait à  Londres, un système de troc d’objets entre deux participants. Un arbitre, le « handicapper » déterminait la différence de valeur des deux objets, puis il déposait la somme compensant la différence dans un chapeau. C’était donc un système d’échange où l’on recherchait l’équité.

A partir du milieu du XVIII siècle, ce mot est appliqué à la compétition équestre. Lorsque deux chevaux de calibres différents concourraient ensemble, le meilleur était lesté d’un poids appelé « handicap » afin de maintenir l’égalité de chance entre les deux. Le handicap est donc ici aussi un système qui permet d’améliorer l’équité.
Finalement, le terme fut utilisé pour désigner toute action visant à rendre plus équitable une confrontation.

Cela conduira à employer l’expression « être handicapé » en parlant des participants désavantagés au départ d’une course. Le sens médical apparaîtra lui vers 1950 et se généralisera ensuite pour donner la définition que la loi reconnaît aujourd’hui et qui est assez proche de celle du sens commun.

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